Monsieur Santé

afficher le menu Startseite anzeigen afficer le champ de recherche

Daniel Habegger Caisse unique: vers l’endettement et le rationnement avec le PS

En chaussant ses lunettes rouges, le PS voit l’avenir en rose: le parti promet en effet des économies de coûts dans un rapport d’expertise qu’il a commandé sur la caisse unique publique. Mais lorsque l’on regarde la réalité en face, un tel modèle d’économie planifiée conduirait immanquablement au surendettement, à la perte de qualité et …

lire la suite »

Rosarote Brille-3En chaussant ses lunettes rouges, le PS voit l’avenir en rose: le parti promet en effet des économies de coûts dans un rapport d’expertise qu’il a commandé sur la caisse unique publique. Mais lorsque l’on regarde la réalité en face, un tel modèle d’économie planifiée conduirait immanquablement au surendettement, à la perte de qualité et au rationnement.

À l’occasion d’une conférence de presse le 11 avril dernier, le PS a présenté une étude sur les avantages supposés d’une caisse-maladie publique: le rapport d’une experte interne du parti affirme qu’il est possible de réaliser des économies substantielles dans le système de santé avec une médecine d’État, des dépenses de prévention à grande échelle et des conventions généralisées à tous les fournisseurs de prestations. Si la solution du PS est censée mettre fin au «subventionnement croisé entre les cantons», les régions d’un canton dans lesquelles les coûts sont plus bas devraient néanmoins subventionner celles dans lesquelles les prestations sont chères! Le PS s’est également abstenu de mentionner que la loi imposerait une hausse massive des réserves cantonales (4,5 fois supérieures en moyenne suisse) par rapport aux réserves pour l’ensemble de la Suisse, en raison du collectif d’assurés plus restreint. Ceci entraînerait une flambée massive des primes.

La caisse monopolistique proposée par le PS n’aurait plus d’incitation économique impérative à réduire le plus possible les frais administratifs et à rester concurrentielle. L’alignement des frais administratifs des assureurs-maladie actuels, qui atteignent un niveau historique très bas, sur celui de la Suva citée en exemple à maintes reprises par le PS engendrerait à lui seul un milliard de francs de frais supplémentaires – nota bene sans les dépenses de prévention également réclamées.

Coup d’arrêt à l’innovation, endettement et rationnement
Le modèle de caisse d’État prôné par le PS est synonyme à court terme d’économie planifiée financée par des prélèvements obligatoires sans aucune liberté de choix pour la population, et d’un nouvel accroissement des volumes. À long terme, l’affiliation obligatoire conduit au surendettement puis à une baisse de la qualité des prestations de service, au gel des innovations et au rationnement. Il suffit de voir où en est la caisse unique AI pour s’en rendre compte!

aucun commentaire