Monsieur Santé

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Susanne Steffen Faire preuve de modération!

Elles poussent comme des champignons, les revendications à l’encontre de l’assurance-maladie obligatoire en vue de la prise en charge de prestations supplémentaires. Certains demandent que les coûts des soins aux patients atteints de démence soient couverts par l’assurance de base. Ou de déclarer que les contraceptifs tels que les pilules et les stérilets sont à …

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Elles poussent comme des champignons, les revendications à l’encontre de l’assurance-maladie obligatoire en vue de la prise en charge de prestations supplémentaires. Certains demandent que les coûts des soins aux patients atteints de démence soient couverts par l’assurance de base. Ou de déclarer que les contraceptifs tels que les pilules et les stérilets sont à la charge de l’assurance-maladie. Et comme pour les champignons dans la forêt, les différents désirs – selon le point de vue – peuvent être classés dans les catégories inoffensif, comestible ou toxique.

Il ne s’agit pas d’évaluer quelles exigences doivent être attribuées à laquelle de ces catégories. Il ne fait cependant aucun doute que les effets secondaires prévisibles de cette évolution sont de nature toxique : fausses incitations, augmentations des volumes, hausses de coûts et, par conséquent, une charge de primes encore plus élevée pour les assurés. Cela ne signifie pas que le catalogue des prestations de l’assurance de base est intouchable. Surtout si l’on considère le développement sociodémographique de notre pays. Mais nous devons faire la distinction entre ce qui est souhaitable et ce qui est faisable – et faire preuve de modération. Et nous défendre contre les souhaits exubérants, faute de quoi nous risquons de remettre en cause la solidarité dans l’assurance-maladie sociale.

Faire preuve de modération? Volontiers aussi avec la demande omniprésente de valeurs de points tarifaires plus élevées. Et lors de la planification de nouveaux grands complexes hospitaliers. Ou lors de l’achat de nouveaux équipements de haute technologie pour l’imagerie médicale dans les hôpitaux régionaux. Sans pour autant perdre le sens des proportions ? Absolument. Par exemple lorsqu’il s’agit de la responsabilité des cantons envers les assurés et de leur droit justifié à une réduction de prime.

Madame Santé est
Susanne Steffen