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Anne Durrer Vidéo: Monsieur Santé explique la caisse unique

Troisième et dernière contribution blogosphérique consacrée à notre série de vidéos « Monsieur Santé explique … ». Monsieur Santé s’exprime dans trois films sur le système de santé. Aujourd’hui, il montre que le cauchemar de la caisse unique conduira à une montagne de dettes et à de longs délais d’attente. La caisse publique, véritable moloch étatique, mènera : à …

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Troisième et dernière contribution blogosphérique consacrée à notre série de vidéos « Monsieur Santé explique … ». Monsieur Santé s’exprime dans trois films sur le système de santé. Aujourd’hui, il montre que le cauchemar de la caisse unique conduira à une montagne de dettes et à de longs délais d’attente.

La caisse publique, véritable moloch étatique, mènera :

  • à la suppression de la liberté de choix, donc à la mise sous tutelle des assurés
  • à des coûts nettement plus élevés
  • à une diminution de la qualité de notre système de santé.

Perte de la liberté de choix : par manque de pression de la part de la concurrence, la caisse unique ne traitera pas les assurés comme des clients. Rien ne l’obligera à offrir des services de qualité ou à rembourser les factures dans le délai le plus bref possible. Les assurés mécontents ne pourront plus changer de caisse-maladie, ils sont livrés pieds et poings liés à un monopole. Aujourd’hui, on enregistre environ 10% de changements de caisse-maladie chaque année.

Augmentation des coûts : la caisse publique conduira à des primes nettement plus élevées. N’étant pas soumise à la concurrence, rien ne l’obligera à maintenir une pression sur les coûts de la santé. Les assureurs ne peuvent garder ou gagner des clients que s’ils offrent un rapport qualité-prix optimal. Ils ont donc tout intérêt à négocier les meilleurs tarifs avec les médecins et les hôpitaux et à contrôler les factures très soigneusement. Les assureurs-maladie travaillent aujourd’hui avec une grande efficacité, ils dépensent 5% (de l’ensemble des coûts) pour tous leurs frais administratifs. Les assurances sociales étatiques n’ont pas d’incitation à être aussi efficaces. La SUVA a des frais administratifs à hauteur de 11,3%, l’assurance-chômage de 9,2%.

Diminution de la qualité : les pays ayant une caisse-maladie publique ont ceci en commun que personne n’est prêt à assumer la responsabilité politique pour des primes toujours plus chères. Les cotisations d’assurance ne couvrent donc pas les dépenses de santé. Cette lacune dans le financement des coûts de la santé conduit inévitablement à l’endettement du système. En France, la Sécu a une dette de 10 milliards d’euros. En Grande-Bretagne, le système fait des économies sur le dos des patients, il en résulte de longs délais d’attente avant une opération chirurgicale (par exemple). C’est la porte ouverte à une médecine à deux vitesses car seules les personnes aisées peuvent se payer une assurance complémentaire qui permet d’éviter ces inconvénients. C’est la fin du système de santé solidaire !

Dans la première vidéo, Monsieur Santé explique comment changer de caisse-maladie. Il propose aux assurés un calculateur de franchise et des lettres modèles.

Dans la deuxième vidéo, Monsieur Santé explique pourquoi les primes d’assurance-maladie sont chères. Il montre comment les assureurs cherchent à limiter les coûts.

Ces vidéos sont aussi disponibles en allemand et en italien sur notre canal  YouTube.

Madame Santé est
Anne Durrer

Je travaille comme porte-parole de santésuisse et j’essaie de répondre aux questions des journalistes et du grand public concernant la santé et l’assurance-maladie.