Monsieur Santé

afficher le menu Startseite anzeigen afficer le champ de recherche

Frédérique Scherrer Comme des jumeaux… une ressemblance parfois fatale

Vous connaissez Dupont et Dupond, les fidèles amis de Tintin ? Ou les jumeaux Igor et Grichka Bogdanov, célèbres pour leur émission de science-fiction ? Ces deux exemples, sympathiques dans le domaine de la culture, illustrent une réalité préoccupante du quotidien du personnel soignant et médical : de nombreuses erreurs médicamenteuses sont consécutives aux « …

lire la suite »

susVous connaissez Dupont et Dupond, les fidèles amis de Tintin ? Ou les jumeaux Igor et Grichka Bogdanov, célèbres pour leur émission de science-fiction ? Ces deux exemples, sympathiques dans le domaine de la culture, illustrent une réalité préoccupante du quotidien du personnel soignant et médical : de nombreuses erreurs médicamenteuses sont consécutives aux « sound-alike » et aux « look-alike ».

En effet, si des médicaments aux indications et effets totalement différents ont des noms aux consonances similaires (sound-alike), le risque de confusion est grand dans une pratique médicale complexe comme celle du milieu hospitalier. Un petit exemple, ayant conduit à des incidents en 2012 : valGANcyclovir (Valcyte) et vALAcyclovir (Valtrex). Il en va de même si les médicaments ont des emballages et des étiquetages d’apparence semblable (look-alike).

Prévention implique pharmacies hospitalières, industrie et politique
Le thème a été porté récemment sur la scène des autorités et de la politique. Il est possible d’améliorer la situation, par des actions au niveau de l’industrie et des hôpitaux, avant et après la commercialisation des médicaments (utilisation de la DCI, TALL MAN letters, indication du traitement sur l’ordonnance, communication, entre autres). Certaines mesures organisationnelles préconisées, telles que listes, stockages séparés ou ré-étiquetage, n’ont pas d’efficacité démontrée et ne sont probablement pas très robustes. Une lecture électronique de codes-barres aux différentes étapes est beaucoup plus prometteuse et robuste, mais nous en sommes malheureusement encore loin. De nombreux acteurs oeuvrent à la prévention de ces confusions. Ainsi la GSASA, en collaboration avec l’industrie pharmaceutique et la fondation pour la sécurité des patients, a publié des recommandations pour améliorer la situation dans le futur.

Cet article est issu du numéro 3/13 d’infosantésuisse, le magazine des assureurs-maladie suisses.

Madame Santé est
Frédérique Scherrer

Je m’occupe principalement des publications en français de santésuisse: le magazine « infosantésuisse » et la lettre d’information « Mise au point ».