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Anne Durrer Changer d’assurance, ce qu’il faut savoir

Vous pouvez vous adresser en tout temps à votre assureur pour vérifier si votre couverture d’assurance correspond toujours à vos besoins ou pour «optimiser» votre prime d’assurance de base : il est en effet possible de réduire sa prime en choisissant une franchise plus élevée ou un modèle d’assurance limitant le choix du médecin et …

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Kassenwechsel
Vous pouvez vous adresser en tout temps à votre assureur pour vérifier si votre couverture d’assurance correspond toujours à vos besoins ou pour «optimiser» votre prime d’assurance de base : il est en effet possible de réduire sa prime en choisissant une franchise plus élevée ou un modèle d’assurance limitant le choix du médecin et parfois de la pharmacie. Renseignez-vous toutefois sur les conséquences pratiques de votre décision et réfléchissez-y, pour éviter les mauvaises surprises !

Il est possible de changer d’assurance de base à tout âge et quel que soit son état de santé. Le nouvel assureur a l’obligation légale de vous assurer. Il est donc possible, à tout âge, de résilier son contrat, en respectant les délais légaux, soit trois mois avant la fin de l’année, au 30 septembre, ou, en cas d’augmentation de prime, au 30 novembre pour la fin de l’année. La prime représente souvent le critère déterminant du choix de l’assurance ; la qualité du service – par exemple le temps nécessaire au remboursement des factures ou la qualité des renseignements fournis – peuvent également jouer un rôle pour certains assurés. Rien ne vaut un petit sondage auprès de vos proches pour vous faire une idée des expériences qu’ils font.

Assurance complémentaires
Pour les assurances complémentaires, le délai de résiliation est indiqué dans les conditions générales d’assurance. Il est le plus souvent fixé au 30 juin. Mais attention : passé un certain âge (parfois dès 50 ans déjà), il n’est pratiquement plus possible de contracter de nouvelles assurances complémentaires, les primes seraient beaucoup trop coûteuses ou la couverture d’assurance trop restrictive (nombreuses réserves). Avant de contracter une assurance complémentaire, vous devez répondre à un questionnaire de santé assez détaillé. Dans le domaine de l’assurance privée, la prime dépend du « risque » assuré, la loi exige donc que « le proposant (vous-même !) déclare par écrit à l’assureur tous les faits qui sont importants pour l’appréciation du risque » (loi sur le contrat d’assurance LCA, art. 4). De même, l’assureur a l’obligation de vous informer sur l’étendue de la couverture d’assurance (quelles prestations sont financées, à quelle hauteur et dans quelles conditions), sur les primes et autres obligations de l’assuré (LCA, art. 3). Dans le domaine de l’assurance privée, les prestations varient d’un assureur à l’autre, contrairement à l’assurance de base (qui fait partie des assurances sociales). Certains courtiers se gardent bien de donner l’entier des informations.

Ne résiliez jamais votre contrat avant d’avoir la certitude que vous êtes accepté ailleurs ! Certains assurés tiennent, pour des raisons de commodité, à garder assurance de base et assurances complémentaires auprès du même assureur. Légalement, toutefois, rien n’empêche d’avoir ses assurances auprès de deux assureurs différents. Cela implique, il faut le savoir, plus de démarches administratives de la part de l’assuré.

Les associations de consommateurs ou de patients peuvent également donner des conseils, si vous souhaitez contracter une assurance complémentaire ou résilier une assurance que vous auriez déjà.

Premier article dans cette série: Faux courtiers et vrais enquiquineurs …

Madame Santé est
Anne Durrer

Je travaille comme porte-parole de santésuisse et j’essaie de répondre aux questions des journalistes et du grand public concernant la santé et l’assurance-maladie.